Carole THON

terre noire et ardoise


Après avoir vécu 25 ans à Paris, où elle a participé à quelques expositions collectives, Carole THON a posé ses valises à Librecy, un hameau de Signy l’Abbaye.

Elle appréhende la terre dans les années 90 via plusieurs ateliers thérapeutiques, dans la cadre d’un travail personnel et d’une formation à la psychothérapie et à la sexologie. Son obsession : l’ambivalence de genre dans l’expression du corps ; ses références : Camille Claudel et Ousmane Sow. Tout est dit entre la difficulté à être femme créatrice défiant une vision de l’art institutionnel masculino-centrée au début du XXème siècle et la majesté parfaitement maîtrisée dans la matière inédite et la forme, d’hommes et de femmes ignorés de l’Occident…

La prédilection de Carole THON pour l’argile noire a aujourd’hui trouvé une alliance avec l’ardoise ardennaise. Et l’actualité ne manque hélàs pas de lui fournir des thèmes d’inspiration : la douleur du  partir, la réduction en esclavage et toujours, la tension des corps…